Samedi 03 Juin 2006

CE QUIL VOULAIT Gazette n°9

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La Gazette A.R.M.A.N. du SAMEDI 03 JUIN 2006
CE QU'IL VOULAIT
English version after the french one

1(Arman et sa première petite fille Caroline)

Cela fait si longtemps, qu'on dirait depuis toujours,   qu'Arman a positionné ses volontés concernant sa postérité. Avec une  priorité: le mot FONDATION.
Aujourd'hui, c'est ainsi que je reconnais celles et ceux qui l'ont  approché de près, lui ou son oeuvre: dans le partage de cette  EVIDENCE...

Il en a beaucoup parlé et aussi il y a beaucoup travaillé:  un  long dossier en raconte l'histoire et ses péripéties, dans la  clarté d'une traçabilité, sans discussion.
Sauf la dégradation de son état de santé qui a vu se dissoudre la  matérialité de ce projet pour nous donner à croire une dernière  volonté signifiée par un Trust intercallé.

Une Fondation, c'est un corps juridique qui a un idéal et qui met en  place une architecture fonctionnelle pour arriver au but: promouvoir  l'Oeuvre de l'artiste.
C'est un corps de travail qui réunit des compétences multiples et  complementaires pour garantir au plus près la réussite du projet:  la pérennité de l'oeuvre pour les siècles des siècles...
C'est dire le soin qu'il faut y porter et le déploiement du  raffinement dans la prise en charge des conditions multiples qu'il  va s'agir d'assumer.
C'est pourquoi il convient de rester vigilant aux relais à instaurer  pour que toutes les fonctions vitales de ce corps d'activité soient  préservées de graves défaillances.
Cela signifie la réunion de plusieurs personnes qui, dans l'échange et l'écoute, protègent l'interactivité pour rester au plus près de  l'authenticité de l'artiste. Sorte de manière de s'y substituer pour  que l'oeuvre, devenue lui, ne soit pas trahie.

Le Trust à New-York, substitué au testament d'Arman est inclus dans 110  pages dactilographiées. Signé le 18 Avril 2005, il est le document  produit comme finalisant cette volonté émise durant sa vie.
Sauf qu'un trust, c'est une entité a vocation financiaire qui en la circonstance, donne un pouvoir totalitaire et unique à la seule veuve  d'Arman, désignée comme légataire universelle et exécuteur  testamentaire: donc celle décisionnaire de tout mouvement concernant  le DROIT MORAL sur l'oeuvre.

Tant que la justice n'a pas statué du bien ou mal fondé et de la validité de ce document.

Elle est saisie, elle enquête pour reconstituer et détailler le comment on en est arrivé là: à des années lumières de ce qu'il a  toujours dit VOULOIR.
Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant au fur et à mesure et autant que cela est possible:  chacun connaît la question du secret de l'instruction.

Reste la question du PERE qu'il était, patriarche de six enfants, nés tout au long d'années d'amours accumulés, pour assurer la descendance, autre manière plus ordinaire d'oeuvrer comme tout un chacun pour sa postérité!
Il a toujours dit que ce serait compliqué vu les circonstances: c'est  banalement compliqué dans les familles recomposées et surtout lorsque  la célébrité ne facilite pas les choses.

Néanmoins, il était assez bien ajusté aux conflits générés par cet  état de fait:  il était clair depuis longtemps que tout ne serait pas facile. Il tentait d'éviter au mieux  les risques de  déclenchement de séisme, un jeu délicat entre ce qu'il voulait faire et ce qu'il devait dire, pour continuer de pouvoir penser à autre  chose: il faut dire qu'on ne peut pas vivre constamment en se disant  qu'on va mourir, même si c'est vrai que cela nous arrivera à tous.

Arman dans sa facette patriarche souligne son attachement aux liens hiérarchiques et il y était très sensible.
Ceci explique cela: je suis l'aînée et la passation semblait d'autant  plus évidente. J'avais appris tôt ma formation d'être  la plus grande pour faire un sens des responsabilités aiguisé, un peu  plus que la moyenne.
Etant donné la situation de la lignée des enfants, ne vous y trompez  pas, il ne se faisait pas d'illusions sur les risques à venir.  Quoique qu'on dise que l'espoir fait vivre, il n'y a pas été très aidé:  voire plutôt souvent désespéré...

Alors, il m'a fait promettre.
Parce qu'il savait que je suis de celles qui tiennent leurs  promesses, jusqu'au bout...
Ce qu'il voulait, c'était que je m'occupe de TOUS les enfants.

Il disait de moi: "elle ne lâche jamais..."

Pour la lignée; Anne, Yasmine, Philippe, Yves, Madison, Caroline, Marie-Anne, Maéva,  Nélia, Thoma, Emma, Gabriel, Miléna, Pierre, ThIbaud,
je lui ai promis...

Je ne lâcherais pas.
A bon entendeur, salut.

A samedi prochain.

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A.R.M.A.N. Gazette SATURDAY JUNE 03rd 2006
WHAT HE WANTED

1(Arman and his first grandaugther Caroline)
 
It has been for so long that it seems forever that Arman has put his will in place with respect to posterity. With one priority: the word FOUNDATION.
Today this is how I recognize those who have been close to him, him and his work: in sharing this EVIDENCE...

He talked a lot about it and also he worked a lot on it:  a long file tells the story and its episodes with clear and non arguable traces.
Except that the degradation of his state of health led to the dissolution of this project to let us believe in a last will made known through an intercalated trust.

A foundation is a juridical entity with an ideal and which establishes a functional architecture to achieve a goal: to promote the Work of the artist.
It is a work place that join together multiple and complementary competencies to guaranty the success of the project as closely as possible: the continuity of the work for centuries and centuries...
This is to say how much care is needed in establishing and extending the best conditions and support for this goal.
This is why we must remain vigilant in the relays to put in place to make sure all the vital functions of this body of work are protected from serious failure.
It also means the joining of people who, by exchanging and listening, will preserve their interactions to remain as close as possible to the artist's authenticity. In a way to be a substitute to the artist such that the work i.e. him, is not betrayed.

The trust in New York, substituted to the will, is part of a 110 typed pages, signed on the 18th of April 2005, it is the document produced as finalising what he said he wanted during his lifetime.
But a trust is a financial body which as presented gives all and exclusive power solely to Arman's widow, designated as universal legatee, trustee and executor, therefore deciding on any move related to the MORAL RIGHT on his work.

As long as justice as not reach a conclusion on the validity of this document.
Justice is investigating right now to reconstitute and detail how we got to this point: light-years from what he had always said HE WANTED.
We will let you know alongside in as much as possible: everybody is aware of the question of the juridical secrecy.

There remains the question of the FATHER he was, patriarch with six children, born along years of accumulated love, to assure the suite, another more common way to work like everyone for his posterity!
He had always said it would be complicated considering the circumstances: it is commonly complicated in recomposed families and especially when fame does not make things easier.

Nevertheless, he was quite well adapted to the conflicts issued from this situation: It was clear for a long time that nothing would go easy. He was trying to avoid as best as he could the risks of setting off an earthquake, a delicate game between what he wanted to do and what he had to say in order to continue to be able to think about something else: no one can live constantly thinking about dying, even though it is true this is going to happen to all of us.

Arman in his patriarchal side reveals his attachment for hierarchical bonds to which he was very sensitive.
This explains that: I am the oldest child and the passage was therefore obvious. I had learnt early how being the oldest put me under sharp responsibilities, a bit more than average.
Given the situation of the children lineage, don't be misled, he had no illusions on the forthcoming risks. Even though it is said that hope keeps you alive, he has not been very much helped in that sense: even rather more often discouraged...

So, he made me promise
Because he knew I am amongst those who hold there promises, to the end...
What he wanted was that I take care of ALL the children.

For the lineage: Anne, Yasmine, Philippe,Yves, Madison, Caroline, Marie-Anne, Maeva, Nelia, Thoma, Emma, Gabriel, Mylena, Pierre, Thibaud,
I have promised...

I will not let go.
A word to the wise is enough.

To next Saturday.

Commentaires
C'est dur, mais on est soudés, on fait corps et ON Y ARRIVERA,
PARCE C'EST CE QUE TU VOULAIS
Tu nous l'a appris tout petits et ce n'était pas seulement pour rire quand tu nous disait:  "Papa c'est?"
qu'on répondait tous ensemble avec conviction: "Le bon dieu sur terre!"
Aujourd'hui ça veut dire: ta volonté est sacrée, on ira aussi loin qu'il faudra pour la faire respecter.

cette photo est magnifique.
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