Samedi 07 Octobre 2006

POINT ACTUALITES Gazette n°27

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La Gazette A.R.M.A.N. du SAMEDI 7 OCTOBRE 2006
POINT ACTUALITES
english text after the french one

7 Octobre 2006, ce mois d'octobre... Un an après qu'ARMAN nous ait quitté.
A Beaubourg, on le retrouve moulé du BLEU KLEIN IKB , une oeuvre achevée quelques jours avant la mort brutale de son ami YVES KLEIN à 34 ans.

Il faut aller voir.
L'espace réussit à faire passage de l'autre côté du miroir, dans l'immatérialité du SENSIBLE.

YVES et ARMAN, pour nous sont scellés depuis toujours dans ces choses de l'enfance.
Avec YVES et YVES, notre frère qui n'est plus là, puisque YVES KLEIN était son parrain, à YVES ARMAN.

Emotion des entrelacements des noms aiguisée par l'actualité.
Et revoir YVES KLEIN, le fils, pour croiser la superposition des images avec le petit devenu grand à se rapprocher des dernières images mémoires du père...
Le père qui n'est plus là et le fils, l'autre Yves, d'ARMAN, plus là avec nous non plus...

Dur mois d'octobre...
Qui torture les souvenirs qu'on essaye sans y parvenir jamais vraiment de mettre à leur place...
Y en t-il une bonne devant l'ampleur de la perte?

OUI, sur les murs du CENTRE POMPIDOU, il faut aller voir.
Une solution est proposée pour la sérénité.
L'Oeuvre montre un chemin pour dessiner une éternité de paix à la pérennité du souvenir.
De YVES à ARMAN, des pères aux fils, il m'est revenu la lettre écrite par la main d'ARMAN.
Le père écrit pour son fils mort à 34 ans sur cette route de Saragosse.
Dans l'étrangeté de la voiture écartelée, de retrouver, éparses, les traces explosées du pigment YVES KLEIN (qu' il transportait pour une exposition à Madrid).
Destins liés dans le choc de retrouver la paternité de remplacement dans la" Zone de Sensibilité"...

Et nous voici aujourd'hui.
Dans l'entremêlement de ce mois d'octobre, difficile à traverser pour le chagrin.

ARMAN s'était substitué à YVES KLEIN dans le Bleu d'un entretien apocryphe*.
Comme il s'est substitué à son fils Yves pour nous donner ce  message apposé sur la porte de la Chapelle des Pénitents Blancs à Vence, ce terrible jour de 1989...
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Yves et son père Arman, à Bidonville, la propriété familiale où père et fils se voyaient en cachette à la fin pour répondre à l'injonction d'exclusion.
Un soulagement: Arman a refusé la venue de sa femme à la Chapelle des Pénitents Blancs.
Et il n'a pas cédé, sur ce coup.
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Il reste de tout cela rien qui ne puisse consoler.
L'exemple d'une organisation orchestrée à l'extermination ne peut faire Oeuvre, d'exemplarité.
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Essayons de ne pas être trop tristes...
Et, sourire dans cette vie que nous savons grave.

A samedi prochain.

*Yves Klein, Arman et Tita Reut, SUBSTITUTION, (éditions ART iprogress, Paris)

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A.R.M.A.N. Gazette SATURDAY OCTOBER 7TH 2006

HEADLINES
7th of October 2006, this month of October... Almost a year since ARMAN left us.
At Beaubourg we retrieve him moulded in KLEIN BLUE, IKB a work finished a few days before the brutal death of his friend YVES KLEIN at 34 years of age.

One must go and see it.
The space succeeds in making a path trough the other side of the mirror, in this immateriality of the SENSITIVE.

YVES and ARMAN, for us this has always been sealed as part of our childhood.
With YVES and YVES, our brother who is no longer here, since YVES KLEIN was his godfather, YVES ARMAN's godfather.

Emotion of the names crossing over sharpened by present.
And seeing again YVES KLEIN, the son, to meet the superimposition of the images, with the little one who became big and came closer to the last image, memories of the father...
The father no longer with us and the son, the other YVES, son of ARMAN, no longer with us either...

Hard ! October...
It torments memories that we try to put in place without ever really succeeding...
Is there really any right place when facing the extent of the loss ?

YES, on the walls of the POMPIDOU CENTER, one must go and see.
A solution is proposed for serenity.
The Work shows a way to draw an eternity of peace to the perpetuity of memory.
From YVES to ARMAN, from fathers to sons, the letter written by ARMAN's hand has resurfaced.
The father writes for his son, dead in his 34th year, on this road near Saragosse.
In the sadness of the torn apart car, the strangeness to find the scattered blown up traces
of YVES KLEIN blue (that he was carrying for an exhibition in Madrid).
Bond fates in this shock to retrieve the replacement fatherhood in this "Zone of Sensitivity"...

And here we are today.
In the stirrings of this October month, difficult to go through for the grief.

ARMAN had been substituting for YVES KLEIN in the blue of an apocryphal interview*.
As he was substituting for his son Yves to give us this message posted on the door of the "Chapelle des Penitents Blancs" in Vence on this terrible day of 1989...

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Try not to be too sad.

I am not afraid. I was not
afraid and my generosity is
to be smiling anyhow. I have
taken lightly life when I knew
it was grave, so try being
light.     LOVE
          Yves
Yves and his father Arman, in the Bidonville, the family property where father and son used to meet each other in the end only on the sly in answer to the exclusion order.
A relief in this ordeal: Arman's refusal that his wife come to the "Chapelle des Penitents Blancs".
And here, he did not give way on his choice.
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What's left of all of this is no consolation.
The path of an organization orchestrated toward extermination cannot create a Work of example.

1
Let's try not to be too sad...
And to smile in this life that we know is grave.


To next Saturday

*Yves Klein, Arman et Tita Reut, SUBSTITUTION, (éditions ART iprogress, Paris)
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